Attac 44, la Ligue des Droits de l’Homme 44 et
Les Petits débrouillards Pays de la Loire vous invitent à la soirée débat :
« Les citoyens face au développement des Nanotechnologies :
Quels impacts et quelles conséquences sur la Science, la Santé, l’Environnement
et les Droits humains ? »
MARDI 1 FEVRIER 2011 à 20h30
Mairie annexe de DOULON
37, Boulevard Louis Millet 44300 NANTES
(Accès : Tramway ligne 1 direction la Beaujoire arrêt Mairie de Doulon)
Intervenants:
- Bernard Kervella - Ingénieur Physicien et membre du conseil scientifique d’Attac
- Frédéric Lefevre - Physicien IR au CNRS et, Président des Petits débrouillards des Pays de la Loire
- Jean-Claude Vitran - Membre du Bureau National, Responsable du groupe "Liberté et Nouvelles Technologies" de la LDH
Les Nanotechnologies, technologies de l’infiniment petit (échelle :10-9 m), s’immiscent un peu plus chaque jour dans notre vie quotidienne, et pourtant le citoyen reste mal informé.
A ce jour environ 2000 nanoparticules sont commercialisées et plus de 600 produits de consommations en contiennent.
Soyons curieux, soyons exigeants !
Les applications industrielles de cette nouvelle technologie ne peuvent rester hors de toute information des consommateurs, hors de toute législation du travail, hors de toute concertation des citoyens.
De précédents désastres sanitaires ou écologiques liés à une exploitation sans contrôle de nouvelle technologie, et une utilisation des nanotechnologies déjà en cours à des fins sécuritaires, doivent nous rendre vigilants.
Face au manque d’informations, aux lacunes de la réglementation et à l’absence d’un réel débat publique, nous vous invitons à échanger pour rendre plus transparente cette technologie, en comprendre ses impacts et ses conséquences - positives ou négatives – sur la science, la santé, l’environnement et les droits humains.
Venez nombreux pour débattre sur ce sujet, dont l’ampleur ne fait qu’augmenter chaque jour !
jeudi 27 janvier 2011
lundi 24 janvier 2011
22.000 personnes mobilisées à Berlin contre les OGM

http://www.radinrue.com/spip.php?article6388
par radinrue.com
Berlin a résonné nature, bio, et écologie, quelques 22.000 personnes ont marchés dans les rues de la capitale allemande en réclamant l’arrêt immédiat des OGM. Les organisations écologique étaient venus du monde entier.
www.radinrue.com le XXII - I - MMXI, 21h45, Berlin, par : Benjy D. Pyrz,
La manifestation anti-OGM organisée à Berlin résonnait ainsi : "Nous en avons assez !"
Des tracteurs de couleur verte, des ballons jaunes et verts, des banderoles aux couleurs des divers mouvements écologistes de la planète, l’ambiance restait bonne enfant dans le cortège immense de 22.000 personnes qui bravant le froid ont quitté la Gare Centrale de Berlin pour se rendre devant la porte de Brandenburg.
Quelques 80 tracteurs ouvraient la marche. Tous les participants réclamaient une alimentation seine, sans OGM bien sur, mais également sans pesticides et engrais chimiques dont les qualités cancérigènes n’échappent plus à personne.
"Ces dernières années, nous sommes témoins d’un abaissement des standards de référence de la qualité alimentaire, c’est relativement dangereux pour les consommateurs. C’est quelque chose que les consommateurs ne souhaitent pas", expliquait dans la foule Reinhild Benning membre de la branche allemande de l’organisation Friends of the Earth.
Une nombreuse délégation polonaise était présente, dont des membres de l’organisation écologiste "Saint François d’Assise", la Pologne qui a connu récemment un violent scandale, s’apercevant que la viande infectée par la dioxine en Allemagne avait été livré par tonnes en Pologne. L’Agent Orange, défoliant produit par Monsanto et répandu sur la jungle vietnamienne par l’Armée américaine, puis la catastrophe de Seveso (Italie) survenue en 1976, sont les deux plus grandes expositions historiques aux dioxines.
mercredi 19 janvier 2011
[cspcl] Campagne Justice pour Radio Ñomndaa (La Parole de l'Eau)
Radio Ñomndaa lance une campagne pour le respect total et l'arrêt immédiatdu harcèlement contre le travail de communication, pour la libertéd'expression, d'association et pour l'autonomie du peuple Amuzgo dansl'État du Guerrero au Mexique.
Cette campagne exige l'annulation immédiate des procès en attente contreles compagnons.
La radio, La Parole de l'Eau, (La Palabra del Agua) est un projet decommunication qui fait partie de la construction de l'autonomie de lacommunauté de Xochistlahuaca dans l'État du Guerrero. À travers lapréservation de la langue et la culture amuzga, la Radio Ñomndaa atravaillé avec les peuples indigènes de la région pour faire face auxcaciques et aux gouverneurs locaux.
Depuis 2002, des membres de la radio sont sujets à un acharnementjudiciaire de la part des caciques locaux. Suite à de fausses accusationsde séquestration, Genaro Cruz Apóstol, Silverio Matías Domínguez et DavidValtierra Arango membres de Radio Ñomndaa ont été condamnés à 3 ans et 2mois de prison et à un paiement d'une amende de 1 753 pesos.
Ils sont accusés des délits de privation de liberté pour avoir retenu enotage Narciso García Valtierra, proche de Acaedeth Rocha Ramirez,présidente municipale de Xochistlahuaca en 2004.
Genaro Cruz, Silverio Matías y David Valtierra, faisaient partie à cemoment là des autorités traditionnelles et de leurs assistants. Les deuxderniers sont actuellement membres, respectivement du comité de RadioÑomndaa' La Parole de l'Eau et du Collectif en Lutte Rebeldia Suljaa'. Ilsse sont manifestés publiquement contre les politiques de pillages etcorruption d'Aceadeth Rocha Ramírez, cacique de la région, et actuelledéputée fédérale, également alliée à Manuel Añorve, candidat du partie PRIpour le gouvernement de l'État.
La sentence devait avoir lieu le 12 janvier 2011, cependant la partieaccusatrice ne s'est pas présenté à l'audience. La sentence devraitfinalement avoir lieu dans les jours qui viennent.
Cette sentence prend place dans un contexte de criminalisation des luttessociales. Cela montre davantage la corruption des autorités judiciaireset leur complicité avec le pouvoir des caciques de la région et laviolation des droits collectifs des communautés indigènes.
Suite à cette condamnation, radio Ñomndaa lance un appel à la solidarité.Les compagnons ont également lancée l'idée d'envoyer des messages de solidarité enregistrés sur audio à fin de les diffuser.
Vous pouvez leurs adresser vos messages de soutien à:
lapalabradelagua@gmail.combailetropical09@gmail.com http://lapalabradelagua.org
Cette campagne exige l'annulation immédiate des procès en attente contreles compagnons.
La radio, La Parole de l'Eau, (La Palabra del Agua) est un projet decommunication qui fait partie de la construction de l'autonomie de lacommunauté de Xochistlahuaca dans l'État du Guerrero. À travers lapréservation de la langue et la culture amuzga, la Radio Ñomndaa atravaillé avec les peuples indigènes de la région pour faire face auxcaciques et aux gouverneurs locaux.
Depuis 2002, des membres de la radio sont sujets à un acharnementjudiciaire de la part des caciques locaux. Suite à de fausses accusationsde séquestration, Genaro Cruz Apóstol, Silverio Matías Domínguez et DavidValtierra Arango membres de Radio Ñomndaa ont été condamnés à 3 ans et 2mois de prison et à un paiement d'une amende de 1 753 pesos.
Ils sont accusés des délits de privation de liberté pour avoir retenu enotage Narciso García Valtierra, proche de Acaedeth Rocha Ramirez,présidente municipale de Xochistlahuaca en 2004.
Genaro Cruz, Silverio Matías y David Valtierra, faisaient partie à cemoment là des autorités traditionnelles et de leurs assistants. Les deuxderniers sont actuellement membres, respectivement du comité de RadioÑomndaa' La Parole de l'Eau et du Collectif en Lutte Rebeldia Suljaa'. Ilsse sont manifestés publiquement contre les politiques de pillages etcorruption d'Aceadeth Rocha Ramírez, cacique de la région, et actuelledéputée fédérale, également alliée à Manuel Añorve, candidat du partie PRIpour le gouvernement de l'État.
La sentence devait avoir lieu le 12 janvier 2011, cependant la partieaccusatrice ne s'est pas présenté à l'audience. La sentence devraitfinalement avoir lieu dans les jours qui viennent.
Cette sentence prend place dans un contexte de criminalisation des luttessociales. Cela montre davantage la corruption des autorités judiciaireset leur complicité avec le pouvoir des caciques de la région et laviolation des droits collectifs des communautés indigènes.
Suite à cette condamnation, radio Ñomndaa lance un appel à la solidarité.Les compagnons ont également lancée l'idée d'envoyer des messages de solidarité enregistrés sur audio à fin de les diffuser.
Vous pouvez leurs adresser vos messages de soutien à:
lapalabradelagua@gmail.combailetropical09@gmail.com http://lapalabradelagua.org
mercredi 12 janvier 2011
Solutions locales pour un désordre global!!
* Soutenons nos producteurs locaux
* Boycottons les grandes chaines commerciales qui tuent la paysannerie et imposent l'agri bio industrielle
* diffusons des documentaires comme celui de Colinne Serrault
* Exigeons que les criminels soutenus par l'Etat Francais dégagent de notre Terre (Bayer, Monsanto, Coca Cola...) et on crééra de l'emploi pour démonter toutes leurs sales usines "de recherches et d'expérimen..songes!!)
lien vidéos solutions locales :
http://www.youtube.com/watch?v=F7xG3QgJXx4&feature=related
* Boycottons les grandes chaines commerciales qui tuent la paysannerie et imposent l'agri bio industrielle
* diffusons des documentaires comme celui de Colinne Serrault
* Exigeons que les criminels soutenus par l'Etat Francais dégagent de notre Terre (Bayer, Monsanto, Coca Cola...) et on crééra de l'emploi pour démonter toutes leurs sales usines "de recherches et d'expérimen..songes!!)
lien vidéos solutions locales :
http://www.youtube.com/watch?v=F7xG3QgJXx4&feature=related
samedi 8 janvier 2011
APPEL à SOLIDARITE

Bonjour,
Ceci est un appel à solidarité.
Si vous voulez soutenir la cause de l'habitat choisi, écologique, citoyen dans un contexte de pénurie de logement, merci de faire un don de quelques euros et de faire circuler l'information autour de vous.
Léa et Tom habitent une yourte depuis 2007 sur un terrain privé avec l'accord du propriétaire et de la mairie ; ils ont été condamnés devant le tribunal correctionnel de Foix par l'Etat à la destruction de leur habitat, à une amende de 600€ et à des pénalités de 10€/jour.
Ils ont fait appel du jugement : le nouveau procès en appel a lieu le 17 février 2011 à Toulouse. Pour une meilleure connaissance de cette problématique, vous pouvez consulter le site de l’association HALEM.
Les frais de procédure (avocat, témoins, frais de déplacement...) sont importants et si vous le pouvez, merci d'envoyer un don en établissant un chèque à l'ordre de l'HALEM (association des habitants de logements éphémères et mobiles) ; préciser au dos du chèque "soutien à Léa et Tom". Et envoyer votre chèque à l'adresse : Christiane Roche 6, rue des Civelles - 44100 Nantes.
MERCI MERCI pour eux mais aussi pour tous ceux qui luttent pour la reconnaissance du droit au logement et pour l'habitat choisi.
S'ils gagnent en appel, le procès peut faire jurisprudence... et permettre une évolution du droit qui protège le domicile et les personnes qui choisissent d’habiter autrement.
La pétition est toujours disponible : http://7653.lapetition.be et http://8898.lapetition.be/
FAITES CIRCULER LARGEMENT CE MESSAGE,
et encore une fois MERCI!
POUR LA LIBERTE DE VIVRE ET DE CHOISIR SON HABITAT.
Nous nous tenons à votre disposition pour toute information complémentaire...
Et tous nos voeux
Le comité de soutien
source :
http://permisdevivre.org/
nouvelles de San Juan Copala ou comment des femmes et des hommes se battent pour leur autonomie au Mexique
Communiqué des femmes et des enfants déplacés de San Juan Copala.
3 janvier 2011.
AU PEUPLE D'OAXACA
Après plus d'un an de siège de notre village de San Juan Copala par desgroupes paramilitaires liés au PRI qui ont commis des dizainesd'assassinats contre des hommes, des femmes, et des enfants, et qui ontbénéficié tout le temps de la complicité de l'assassin Ulises Ruiz Ortiz,le 19 septembre 2010 nous avons dû abandonner notre village pour éviterd'être massacrés.
Mais c'est dès le mois de novembre 2009 que San Juan Copala a commencé àsubir la violence paramilitaire ordonnée par le mauvais gouvernementennemi de l'AUTONOMIE INDIGÈNE, de la justice et de la liberté pour lespeuples. Pour avoir prétendu nous gouverner nous-mêmes en tantqu'indigènes et en tant qu'êtres humains, le prix à payer a été laviolence la plus infâme, et cela avec la complicité et le silence honteuxde tous les gouvernements et de tous les partis politiques jusqu'à cejour.
C'est pourquoi aujourd'hui encore Rufino Juárez Hernández et Antonio CruzGarcía, ceux qui ont menacé la caravane du 27 avril et dont les tueurs ontassassiné Alberta Cariño et Jyri Antero Jaakkola, se promènent en touteimpunité même ici, dans la capitale de l'État.
Non contents de cela, le 5 décembre dernier ils ont imposé un groupe deleurs tueurs comme autorités de notre village de San Juan Copala, dont lamajorité des habitants est déplacée dans d'autres communautés ou, commenous, sur cette grand-place de la ville d'Oaxaca.
Aussi, aujourd'hui, nous EXIGEONS du gouvernement de l'État qu'il mettefin à l'impunité dont jouissent ces assassins du peuple qui, comme UlisesRuiz prétendent s'abriter sous le manteau de l'immunité. Nous EXIGEONSégalement que la seule autorité municipale reconnue du village de San JuanCopala soit l'autorité AUTONOME nommée par la majorité de la populationselon nos us et coutumes, et non les tueurs imposés par les paramilitairesqui se sont emparés de notre village.
Le 2 de ce mois, ces criminels, se moquant ouvertement de notre situationde déplacés, nous ont appelés "auto-exilés" et nous ont invités à revenirà notre communauté, voulant ainsi maquiller leurs horribles crimes.
Enfin, nous vous disons que, par respect pour notre culture oaxaquègne,nous nous sommes retirés le 20 décembre de cette grand-place pour laisserle champ libre aux festivités de Noël, mais aujourd'hui, 3 décembre 2011,nous retournons installer notre campement de déplacés sur la grand-placede la ville d'Oaxaca pour continuer à dénoncer les crimes, la spoliationet les violations qu'a subis notre village.
Nous continuerons notre protestation, car tant qu'il n'y aura pas dechâtiment pour les coupables, il y aura complicité du gouvernement, quelleque soit sa couleur. Il n'y aura pas de paix si auparavant il n'y a pas dejustice. Il n'y aura pas de réconciliation par-dessus l'impunité descrimes commis contre le peuple.
RESPECTUEUSEMENT LES FEMMES ET LES ENFANTS DÉPLACÉS DE SAN JUAN COPALA
Traduit par el Viejo.
3 janvier 2011.
AU PEUPLE D'OAXACA
Après plus d'un an de siège de notre village de San Juan Copala par desgroupes paramilitaires liés au PRI qui ont commis des dizainesd'assassinats contre des hommes, des femmes, et des enfants, et qui ontbénéficié tout le temps de la complicité de l'assassin Ulises Ruiz Ortiz,le 19 septembre 2010 nous avons dû abandonner notre village pour éviterd'être massacrés.
Mais c'est dès le mois de novembre 2009 que San Juan Copala a commencé àsubir la violence paramilitaire ordonnée par le mauvais gouvernementennemi de l'AUTONOMIE INDIGÈNE, de la justice et de la liberté pour lespeuples. Pour avoir prétendu nous gouverner nous-mêmes en tantqu'indigènes et en tant qu'êtres humains, le prix à payer a été laviolence la plus infâme, et cela avec la complicité et le silence honteuxde tous les gouvernements et de tous les partis politiques jusqu'à cejour.
C'est pourquoi aujourd'hui encore Rufino Juárez Hernández et Antonio CruzGarcía, ceux qui ont menacé la caravane du 27 avril et dont les tueurs ontassassiné Alberta Cariño et Jyri Antero Jaakkola, se promènent en touteimpunité même ici, dans la capitale de l'État.
Non contents de cela, le 5 décembre dernier ils ont imposé un groupe deleurs tueurs comme autorités de notre village de San Juan Copala, dont lamajorité des habitants est déplacée dans d'autres communautés ou, commenous, sur cette grand-place de la ville d'Oaxaca.
Aussi, aujourd'hui, nous EXIGEONS du gouvernement de l'État qu'il mettefin à l'impunité dont jouissent ces assassins du peuple qui, comme UlisesRuiz prétendent s'abriter sous le manteau de l'immunité. Nous EXIGEONSégalement que la seule autorité municipale reconnue du village de San JuanCopala soit l'autorité AUTONOME nommée par la majorité de la populationselon nos us et coutumes, et non les tueurs imposés par les paramilitairesqui se sont emparés de notre village.
Le 2 de ce mois, ces criminels, se moquant ouvertement de notre situationde déplacés, nous ont appelés "auto-exilés" et nous ont invités à revenirà notre communauté, voulant ainsi maquiller leurs horribles crimes.
Enfin, nous vous disons que, par respect pour notre culture oaxaquègne,nous nous sommes retirés le 20 décembre de cette grand-place pour laisserle champ libre aux festivités de Noël, mais aujourd'hui, 3 décembre 2011,nous retournons installer notre campement de déplacés sur la grand-placede la ville d'Oaxaca pour continuer à dénoncer les crimes, la spoliationet les violations qu'a subis notre village.
Nous continuerons notre protestation, car tant qu'il n'y aura pas dechâtiment pour les coupables, il y aura complicité du gouvernement, quelleque soit sa couleur. Il n'y aura pas de paix si auparavant il n'y a pas dejustice. Il n'y aura pas de réconciliation par-dessus l'impunité descrimes commis contre le peuple.
RESPECTUEUSEMENT LES FEMMES ET LES ENFANTS DÉPLACÉS DE SAN JUAN COPALA
Traduit par el Viejo.
vendredi 7 janvier 2011
Câbles Wikileaks Une lumière crue sur la manière dont l’industrie agroalimentaire américaine entend imposer les OGM en Europe
Trois câbles récemment publiés par le Wikileaks éclaire la manière dont l’industrie agroalimentaire américaine, Monsanto en tête, utilise les réseaux diplomatiques des Etats-Unis pour tenter d’imposer les OGM en Europe et ailleurs dans le monde. Entre stratégie à long terme, liste de possibles représailles économiques et pressions diplomatiques, la lecture des documents montre que malgré l’opposition des populations visées, les grandes firmes utilisent le pouvoir au plus haut niveau pour tenter d’imposer leur agenda.
Les trois câbles portent les numéros 07PARIS4723, 09MADRID482 et 09VATICAN119 (liens ci-dessous). Ils ont été envoyés au Département d’Etat par les ambassades de Paris, Madrid et du Vatican en décembre 2007, mai et novembre 2009. La plupart des informations font suite à la décision de la Commission Européenne de revoir l’autorisation de cultiver le Maïs BT MON-810 délivrée à la fin des années 1990, seule plante transgénique autorisée dans l’Union jusqu’à récemment.
Dans le câble datant de 1997, l’ambassade de Paris propose au gouvernement américain de dresser une liste de représailles possibles à l’encontre de la France et plus généralement des pays de l’Union Européenne qui choisirait de ne pas emprunter la voie pro-biotechnologie ; mesures qui devraient « faire comprendre que la voie actuelle à un coût réel pour les intérêts de l’Europe. » Les représailles devraient, de l’avis de l’ambassade, être ciblées « sur les pires coupables » tout en étant large pour montrer « que la responsabilité est collective. »
Le câble de l’ambassade Madrid met le doigt sur le danger que représente pour Monsanto la fronde contre le maïs MON-810 en Espagne (en particulier au sein des Parlements régionaux) avec la crainte que « si l’Espagne tombe, le reste de l’Europe suivra. » L’Espagne n’est pas ciblée pour rien, elle produit en effet aujourd’hui près de 75% du MON-810 en Europe. Le câble termine par une demande de la part d’un ministre espagnol et de Monsanto pour que le gouvernement américain soutienne un plan d’action en faveur des biotechnologies en Espagne et fasse pression sur Bruxelles.
Le dernier câble serait presque anecdotique s’il ne montrait pas la manière pernicieuse dont l’industrie agroalimentaire entend imposer sa manière de voir. L’ambassade américaine au Vatican entend intensifier son lobbying auprès de l’église pour « encourager les dignitaires religieux à reconsidérer leur point de vue critique » en insistant sur le fait que les OGM permettront de diminuer les problèmes de la faim dans le monde.
L'utilisation perverse de cet argument par les lobbies pro-OGM est hautement critiquable puisque le 80% des sous-alimentés sont des personnes qui sont censés produire la nourriture ! Il est reconnu et admis que les causes de la faim sont structurelles : la cause du problème n'est pas le manque de nourriture mais le fait que de vastes segments de la population mondiale n'ont pas accès à la nourriture disponible, en raison entre autres de la pauvreté.
Si nous désirons en finir avec la faim, les gouvernements doivent promouvoir des méthodes agroécologiques et les agricultures locales. L'agriculture industrielle a été inventée par l'industrie (presque une lapalissade) pour permettre l'approvisionnement à bas-coût. Elle génère une dette économique, environnementale et sociale qui rendent possible des profits industriels à court termes, mais à quand la facture et qui la paiera ? La culture industrielle de clones GM et brevetés ne fera qu'accroître le problème.
De l’avis de StopOGM, les câbles de Wikileaks sur les OGM montrent de manière crue les méthodes qu’emploient les grandes industries agroalimentaires, avec l’aide du gouvernement américain, pour imposer des produits biotechnologiques à des populations qui n’en veulent pas. StopOGM dénoncent depuis longtemps ces méthodes partiellement connues et espère que la population continuera à s’opposer aux OGM, malgré les pressions.
Liens :
http://www.wikileaks.ch/cable/2007/12/07PARIS4723.html
http://www.wikileaks.ch/cable/2009/05/09MADRID482.html
http://www.wikileaks.ch/cable/2009/11/09VATICAN119.html
Inf'OGM - UNION EUROPEENNE - Dix années de recherches financées par la Commission européenne. http://www.infogm.org/spip.php?article4661
Les trois câbles portent les numéros 07PARIS4723, 09MADRID482 et 09VATICAN119 (liens ci-dessous). Ils ont été envoyés au Département d’Etat par les ambassades de Paris, Madrid et du Vatican en décembre 2007, mai et novembre 2009. La plupart des informations font suite à la décision de la Commission Européenne de revoir l’autorisation de cultiver le Maïs BT MON-810 délivrée à la fin des années 1990, seule plante transgénique autorisée dans l’Union jusqu’à récemment.
Dans le câble datant de 1997, l’ambassade de Paris propose au gouvernement américain de dresser une liste de représailles possibles à l’encontre de la France et plus généralement des pays de l’Union Européenne qui choisirait de ne pas emprunter la voie pro-biotechnologie ; mesures qui devraient « faire comprendre que la voie actuelle à un coût réel pour les intérêts de l’Europe. » Les représailles devraient, de l’avis de l’ambassade, être ciblées « sur les pires coupables » tout en étant large pour montrer « que la responsabilité est collective. »
Le câble de l’ambassade Madrid met le doigt sur le danger que représente pour Monsanto la fronde contre le maïs MON-810 en Espagne (en particulier au sein des Parlements régionaux) avec la crainte que « si l’Espagne tombe, le reste de l’Europe suivra. » L’Espagne n’est pas ciblée pour rien, elle produit en effet aujourd’hui près de 75% du MON-810 en Europe. Le câble termine par une demande de la part d’un ministre espagnol et de Monsanto pour que le gouvernement américain soutienne un plan d’action en faveur des biotechnologies en Espagne et fasse pression sur Bruxelles.
Le dernier câble serait presque anecdotique s’il ne montrait pas la manière pernicieuse dont l’industrie agroalimentaire entend imposer sa manière de voir. L’ambassade américaine au Vatican entend intensifier son lobbying auprès de l’église pour « encourager les dignitaires religieux à reconsidérer leur point de vue critique » en insistant sur le fait que les OGM permettront de diminuer les problèmes de la faim dans le monde.
L'utilisation perverse de cet argument par les lobbies pro-OGM est hautement critiquable puisque le 80% des sous-alimentés sont des personnes qui sont censés produire la nourriture ! Il est reconnu et admis que les causes de la faim sont structurelles : la cause du problème n'est pas le manque de nourriture mais le fait que de vastes segments de la population mondiale n'ont pas accès à la nourriture disponible, en raison entre autres de la pauvreté.
Si nous désirons en finir avec la faim, les gouvernements doivent promouvoir des méthodes agroécologiques et les agricultures locales. L'agriculture industrielle a été inventée par l'industrie (presque une lapalissade) pour permettre l'approvisionnement à bas-coût. Elle génère une dette économique, environnementale et sociale qui rendent possible des profits industriels à court termes, mais à quand la facture et qui la paiera ? La culture industrielle de clones GM et brevetés ne fera qu'accroître le problème.
De l’avis de StopOGM, les câbles de Wikileaks sur les OGM montrent de manière crue les méthodes qu’emploient les grandes industries agroalimentaires, avec l’aide du gouvernement américain, pour imposer des produits biotechnologiques à des populations qui n’en veulent pas. StopOGM dénoncent depuis longtemps ces méthodes partiellement connues et espère que la population continuera à s’opposer aux OGM, malgré les pressions.
Liens :
http://www.wikileaks.ch/cable/2007/12/07PARIS4723.html
http://www.wikileaks.ch/cable/2009/05/09MADRID482.html
http://www.wikileaks.ch/cable/2009/11/09VATICAN119.html
Inf'OGM - UNION EUROPEENNE - Dix années de recherches financées par la Commission européenne. http://www.infogm.org/spip.php?article4661
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