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mercredi 22 décembre 2010

En direct du Chiapas

Le Frayba est un centre de défense des droits humains basé au Chiapas, a san cristobal de las casas; en plein coeur des terres ou eut lieu le soulevement zapatiste de 1994. Le travail du centre consiste à aider les populations indigenes stigmatisées par le gouvernement Mexicain et les "anti autonomie zapatiste"; et dénoncer les violations aux droits de l'homme (monnaie courante au Chiapas)
Pour les aider on peut faire diffuser l'information sur la situation las bas, mais aussi si vous passez au magnifique Chiapas, s'engager pour des missions volontaires comme brigade civile d'observation des droits de l'homme.

texte ci dessous: Meilleurs voeux à tous et bonnes fêtes de fin d'année de la part de l'équipe du frayba.





jeudi 9 décembre 2010

Urgent Copala !

Samedi 16 octobre 2010

Au peuple exploité du Mexique et du monde,
À la Comisión Sexta,
Aux organisations solidaires,
À l'Autre Campagne nationale et internationale,

Les gouvernements de la Fédération et de l'État d'Oaxaca, par le canal dusecrétaire à la Sécurité publique de l'État, Javier Rueda Velásquez,disent ne pas avoir connaissance des violations contre la Commune autonomede San Juan Copala, et les réduisent à un problème entre groupes triquis,alors qu'au fond on sait bien qu'il s'agit de leur intérêt capitaliste duprofit maximum tiré des ressources naturelles de la région.

En ces moments du samedi 16 octobre, on nous informe de deux assassinats,celui de Teresa Ramírez Sánchez et d'un autre compañero, ainsi que del'état grave dans lequel se trouve son mari, à cause d'une nouvelleattaque perpétrée par les paramilitaires du MULT-PUP et de l'UBISORT-PRI ;l'attaque a été réalisée dans le village des Tres Cruces. La défunte et lecompañero gravement blessé sont de la Commune autonome de San Juan Copala,déplacés par la pression des paramilitaires ces jours derniers.

Nous voulons faire parvenir cette information aux quatre coins du mondepour qu'on sache que le problème ne vient pas de groupes, que c'est unemenace du système capitaliste contre l'autonomie, que c'est pour celaqu'ils nous tuent.

Nous dénonçons aussi le fait que des compañeras et compañeros ont étémenacés ces jours-ci ; de tout ce qui pourrait leur arriver, à eux ou àleurs familles, nous rendrons responsables les mauvais gouvernementscapitalistes.

Ni pardon, ni oubli, châtiment des assassins !Vive l'autonomie de San Juan Copala !Copala n'est pas une caserne, dehors les militaires !Ni PRI, ni PAN, ni PRD !

Commune autonome de San Juan Copala,
Comité défense et justice pour la Commune autonome de San Juan Copala.

Traduit par el Viejo.
Peuples autochtones, les oubliés de la compensation carbone

Visant à contrer les émissions liées au déboisement et à la dégradation forestière, le mécanisme REDD (Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation) attribue aux forêts une valeur financière en fonction de leur capacité de stockage de carbone. L’objectif de ce système est de dédommager financièrement les initiatives lancées par les pays en développement dans l’intention de préserver leur patrimoine forestier. Honorable sur le papier, ce système de compensation donne pourtant lieu à certaines dérives dans sa mise en application concrète. En effet, perverti par l’insertion d’un gain financier, il porte préjudice à de nombreux peuples indigènes, qui se voient expulsés ou privés de leurs moyens de subsistance sur leurs propres terres. Selon l’organisation Survival International, ces projets de compensation-carbone ont entraîné la destruction de villages et abouti à des conflits violents, au nom d’une terre que les peuples indigènes ont toujours su préserver, à l’inverse des nouveaux investisseurs.

Or, le système REDD représente l’un des points actuellement en négociation à la conférence climat de Cancun, rassemblant plus de 190 pays du 29 novembre au 10 décembre. S’inquiétant d’un renforcement futur des mesures arbitraires dans le cadre de ce mécanisme, l’organisation ICRA International s’oppose à ce que, au nom de la protection des forêts, on impose à ceux qui en sont les gardiens depuis toujours des choix contraires à « leurs intérêts vitaux », tels que le reboisement en monoculture, l’interdiction de la chasse dans certaines zones, voire l’expulsion pure et simple. Reconnaissant qu’il s’agit là d’un dossier délicat, un négociateur européen confiait : « On a plus de risque que de bénéfice à essayer de l'améliorer ».

Rendus sur place, des représentants de peuples autochtones, principalement d'Amérique latine, mais aussi d'Asie et d'Afrique, se réunissent quotidiennement et militent auprès des délégations de leurs pays mais également de l’Union européenne. Légitimement, ils réclament l’introduction dans le système REDD d’une « clause de sauvegarde » exigeant « le consentement libre, préalable, et informé » des communautés autochtones avant la mise en œuvre de mesures pour lutter contre la déforestation. Pour l’heure, comme l’explique Onel Masardule, chef de la communauté kuna du Panama, les populations autochtones sont tenues à l’écart des négociations en cours. De son côté, Jérôme Frignet, spécialiste des questions forêts à Greenpeace France, est sceptique. Pour ce dernier, même si une telle clause venait à être adoptée, son application resterait aléatoire : « Elle n'offrira jamais de garantie dans le type de texte », relativement général, qui pourrait être adopté à Cancun. A l’heure actuelle, seulement 9 % des forêts mondiales sont la propriété légale des populations autochtones.

Cécile Cassier

lundi 22 novembre 2010

Du Mexique en France Quand le peuple relève la tête !

Mercredi 1er décembre à partir de 20 H
B 17 - 17 rue Paul Béllamy
Arrêt cinquante otages NANTES

A l’heure d’un mouvement populaire inédit dans l’hexagone contre la réforme des retraites, nous recevrons Pauline Rosen-Cros qui nous fera part de son livre sur les événements d’Oaxaca lors de l’insurrection populaire...
Quand Pauline Rosen-Cros sort de la gare d'Oaxaca le 14 juin 2006 au petit matin, c'est pour une visite touristique du Mexique... Mais au premier coin de rue, elle tombe au milieu d'un affrontement entre les enseignants en grève et la police d'Oaxaca. La bataille tourne rapidement à l'avantage des profs, aidés par la population du centre-ville, et l'Assemblée Populaire des Peuples d'Oaxaca (APPO) est créée quelques jours plus tard. Elle sera l'institution qui (auto)gérera la ville d'Oaxaca pendant les six mois que durent l'insurrection.

Parce que les peuples du Mexique comme ceux d’ici luttent contre le capitalisme ravageur, et parce que de nouvelles formes de lutte et d’organisation à la base sont en train de renaître défendant l’horizontalité et la multitude des résistances, nous invitons à venir en débattre le mercredi 1er décembre.

La présentation du livre sera introduite par la projection du film :
¿En Oaxaca no pasa nada? (il ne se passe rien a Oaxaca?)

Émilienne Tempels, Technologï System Produczion, 44'
http://enoaxacanopasanada.blogspot.com/

La soirée sera agrémentée d'une exposition de photographies de Oaxaca, prises entre 2006 et 2010.

No Pasaran 44 & CGA Nantes

mardi 9 novembre 2010

amerique latine, Bolivie: mercantilisation de la nature

3 novembre 2010



Le président de l’état plurinational de Bolivie, Evo Morales, écrit une lette ouverte aux peuples autochtones du monde pour le respect de la nature, de la forêt et contre la marchandisation de l'écologie.

Frères indigènes du monde,

Je suis profondément inquiet de la tentative d’utilisation de certains dirigeants et de groupes indigènes pour promouvoir la mercantilisation de la nature et de la forêt en particulier à travers la création du mécanisme REDD (Réduction des Emissions résultant du Déboisement et de la Dégradation des forêts dans les pays en développement) et ses versions REDD+ et REDD++.

Chaque année une étendue de forêt et de jungle d’une superficie équivalente à 36.000 terrains de football disparaît. Chaque année, nous perdons 13 millions d’hectares de forêts. A ce rythme, les forêts disparaîtront avant la fin du siècle.

Les forêts et la jungle sont les principales sources de biodiversité. Si la déforestation continue des milliers d’espèces animales et végétales disparaîtront à tout jamais. Plus des trois quarts de l’eau douce accessible proviennent de zones de captage en forêt, étant donné que la qualité de l’eau se dégrade lorsque l’état de la forêt se détériore. Les forêts constituent une protection contre les inondations, l’érosion et les catastrophes naturelles. Elles fournissent des biens à base de bois ou sans bois. Elles recèlent de médicaments naturels et de techniques de guérissons jusqu’ici inconnues.

Les forêts et la jungle sont les poumons de l’atmosphère. 18 % de la totalité des émissions de gaz à effet de serre produites à travers le monde est dû à la déforestation.

Il est fondamental de cesser la destruction de notre Terre Mère.

Dans le contexte actuel des négociations sur le changement climatique, tout le monde reconnaît qu’il est essentiel d’empêcher la déforestation et la dégradation des forêts.

Toutefois, pour ce faire, certains optent pour la mercantilisation des forêts en avançant le faux argument selon lequel on prend soin et on entretient uniquement ce qui a un prix et un propriétaire.

Leur proposition est de ne prendre en compte qu’une des fonctions des forêts, à savoir sa capacité d’absorption de dioxyde de carbone, et d’émettre des « certificats », des « obligations » ou des « crédits-carbone » qui seront commercialisés dans un marché du carbone. Ainsi, les entreprises du Nord pourront choisir, soit de réduire leurs émissions dans leur pays, soit d’acheter des « certificats REDD » dans des pays du Sud en fonction de l’état de leur économie. Par exemple, si une entreprise doit investir 40 ou 50 dollars US pour réduire l’émission d’une tonne de CO² dans un « pays développé », elle préfèrera acheter un « certificat REDD » moyennant 10 ou 20 dollars US dans un pays « en développement », conformément à l’engagement portant sur la réduction des émissions de la tonne de CO² en question.

Par l’intermédiaire de ce mécanisme, les pays développés transfèreront aux pays en développement leur obligation de réduire leurs émissions, et le Sud financera, une fois de plus, le Nord puisque cette entreprise du Nord économisera beaucoup d’argent en achetant des « certificats » de carbone des forêts du Sud.

Non seulement, ils tricheront en ce qui concerne leurs engagements de réduction des émissions, mais ils ouvriront également la porte à la mercantilisation de la nature en commençant par les forêts. Les forêts feront l’objet d’une estimation en raison de la quantité de tonnes de CO² qu’elles sont capables d’absorber. Les « obligations » ou les « crédits-carbone » qui attestent de cette capacité d’absorption seront achetés et vendu(e)s comme n’importe quelle marchandise au niveau mondial. Pour s’assurer que personne ne viole la propriété des acheteurs de « certificats REDD », un ensemble de restrictions a été mis en place, lequel finira par bafouer les droits souverains des pays et des peuples indigènes sur leurs forêts et la jungle. C’est alors que commencera une nouvelle étape de privatisation de la nature jamais observée auparavant qui s’étendra progressivement à l’eau, à la biodiversité et à ce qu’ils qualifient de « services environnementaux ».

Alors que nous affirmons que le capitalisme est la cause du réchauffement global et de la destruction des forêts, de la jungle et de la Terre Mère, eux cherchent maintenant à étendre le capitalisme à la mercantilisation de la nature sous couvert du dénominatif « économie verte ».

Afin d’obtenir le soutien à cette proposition de mercantilisation de la nature, certains organismes financiers, gouvernements, ONG, fondations, « experts » et entreprises intermédiaires offrent un pourcentage des « bénéfices » de cette « mercantilisation » de la nature aux peuples indigènes et aux communautés vivant dans les forêts de peuples originaires et la jungle.

La nature, la forêt et les peuples indigènes ne sont pas en vente !

A travers les siècles, nous, peuples indigènes avons vécu en prenant soin et en préservant les forêts de peuples originaires et la jungle. Nous ne considérons les forêts et la jungle ni comme un objet ni comme une chose que l’on peut évaluer et privatiser.

Nous n’acceptons pas que l’on réduise les forêts d’indigènes à une simple quantité mesurable de carbone. Nous n’accepterons pas non plus que l’on prenne les forêts d’indigènes pour de simples plantations d’une ou plusieurs espèces d’arbres. La forêt est notre foyer, elle est la grande maison où coexistent plantes, animaux, eau, sol, air pur et êtres humains.

Il est fondamental que tous les pays du monde travaillent ensemble pour éviter la déforestation et la dégradation des forêts et de la jungle. Il incombe aux pays développés de contribuer économiquement à la préservation des forêts, celle-ci faisant partie intégrante de leur dette climatique et environnementale, mais NON à travers leur mercantilisation. Il existe de nombreux moyens d’aider et de financer les pays en développement, les peuples indigènes et les communautés locales qui contribuent à la préservation des forêts.

Les pays développés dépensent des dizaines de fois plus de ressources publiques pour la défense, la sécurité et les guerres que pour le changement climatique. Même pendant la crise financière beaucoup ont maintenu voire augmenté leurs dépenses relatives à la défense. Il est inadmissible qu’en profitant des besoins des communautés et des ambitions de certains dirigeants et « experts » indigènes, on vise à impliquer les peuples indigènes dans la mercantilisation de la nature.

Tout mécanisme de protection des forêts et de la jungle doit sauvegarder les droits et garantir la participation des indigènes. Toutefois, nous ne pouvons accepter, sous prétexte de participation des indigènes à la REDD, qu’on prise et qu’on négocie au sein d’un marché mondial le carbone des forêts et de la jungle.

Frères indigènes, ne soyons pas dupes. Certains nous disent que le mécanisme de marché du carbone dans le cas de la REDD se fera sur la base du volontariat. C’est-à-dire que celui qui le voudra pourra vendre et acheter, et celui qui ne le souhaitera pas, sera mis à l’écart. Nous ne pouvons pas accepter qu’avec notre consentement on crée un mécanisme dans lequel les uns vendent volontairement la Terre Mère alors que les autres regardent les bras croisés.

Face à ces visions réductionnistes et mercantilistes des forêts et de la jungle, les peuples indigènes, conjointement avec les paysans les mouvements sociaux du monde, doivent lutter en faveur des propositions de la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les droits de la Terre Mère :

Contrôle intégral des forêts d’autochtones en prenant en compte non seulement leur fonction de réduction des émissions de CO² mais également leurs fonctions et potentialités permettant de ne pas les confondre avec de simples plantations.

Par rapport à la souveraineté des pays en développement dans la gestion intégrale de leurs forêts.

Respect intégral des droits des peuples indigènes déterminés par la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones, de la Convention 169 de la OIT et d’autres instruments internationaux ; reconnaissance et respect de ses territoires ; revalorisation et application des connaissances indigènes pour la préservation des forêts ; participation et gestion des forêts et de la jungle par les peuples indigènes.

Financement des pays en développement et des peuples indigènes par les pays développés pour le contrôle intégral des forêts comme faisant partie de sa dette climatique et environnementale. Pas de mise en place d’aucun mécanisme de marché du carbone ou de « mesure d’incitation » qui impliquerait la mercantilisation des forêts et de la jungle.

Reconnaissance des droits de la Terre Mère qui englobe les forêts, la jungle et toutes ses composantes. Afin de rétablir l’harmonie avec la Terre Mère, la marche à suivre n’est pas de faire une estimation de la nature, mais de reconnaître que non seulement nous les êtres humains avons droit à la vie et à nous reproduire, mais que la nature a également le droit à la vie et à se régénérer, et que sans la Terre Mère les êtres humains ne peuvent vivre.

Frères indigènes, ensemble avec nos frères paysans et les mouvements sociaux du monde, nous devons nous mobiliser pour que les conclusions de Cochabamba soient défendues à Cancún, et pour impulser un mécanisme d’ACTIONS RELATIVES AUX FORETS basé sur ces cinq principes, en faisant toujours de l’unité des peuples indigènes et des principes de respect de la Terre Mère notre devise, qu’au travers des siècles nous avons préservé et hérité de nos ancêtres.

Source : Le Grand Soir

samedi 31 juillet 2010

OGM : la Commission européenne aux mains des multinationales

voici une petition a signer et a faire suivre
https://secure.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/


Communiqué d'Attac France
Paris, le 28 juillet 2010

OGM : la Commission européenne aux mains des multinationales

Niant les risques sanitaires et de destruction de la biodiversité, la Commission européenne a de nouveau cédé aux pressions des multinationales Pioneer, Monsanto et Syngenta.

Le 29 juin les ministres de l’agriculture européens n’ont pu se mettre d’accord à la majorité qualifiée pour autoriser ou interdire la commercialisation dans l’Union européenne de maïs OGM. Le 28 juillet la Commission européenne a décidé d’autoriser pour dix ans la commercialisation de six maïs et de renouveler celle du MON810 de Monsanto, maïs utilisables pour l’alimentation humaine et animale. Elle profite ainsi d'une règle absurde et anti-démocratique qui, lorsque les Etats-membres n'arrivent à dégager une majorité qualifiée, donne le dernier mot à la Commission européenne, qui n'a de compte à rendre à aucun électeur.

Cette décision devrait entraîner une circulation encore bien plus importante des produits transgéniques au sein de l’Union européenne. En 2009, la responsable de l'évaluation des OGM à l'Agence européenne de sécurité des aliments, Mme Renckens, a rejoint la société Syngenta, avant même que ne soit écoulé le délai de deux ans requis pour éviter la confusion d'intérêts. On peut légitimement se poser des questions sur les raisons qui ont poussé Monsieur Barroso et le Commissaire européen à la santé Monsieur Dalli à céder aux pressions des lobbies agro-industriels.

ATTAC s’oppose pour de multiples raisons à la diffusion en agriculture des produits transgéniques : évaluation totalement insuffisante des risques sanitaires et environnementaux, main-mise renforcée sur le marché des semences, qui menace directement l'autonomie des paysans et la biodiversité cultivée… La décision de la Commission européenne se heurte à l'opinion des citoyens européens, qui refusent en grande majorité les OGM et réclament une agriculture paysanne de qualité.


ATTAC continuera de se battre, avec la Coordination européenne Via Campesina, avec le mouvement des faucheurs volontaires et l'ensemble du mouvement alteramondialiste, pour bloquer la diffusion des OGM et inscrire cette mobilisation dans le débat sur la PAC 2013, pour une agriculture européenne durable qui garantisse un revenu équitable à tous les agriculteurs et qui respecte la souveraineté alimentaire.

Contacts : Gilles Lemaire, 06.82.68.51.49, Aurélie Trouvé, 06.17.17.50.87

vendredi 23 juillet 2010

Chapeau de paille et chemise rouge

Petite leçon des crève-la-dalle d'Haïti, qui préfèrent envoyer bouler le géant des OGM Monsanto que se soumette à leurs diktats génétiques. ...

¡A bas Monsanto à Haiti!

Estimés amis et amies :

Le séisme qui a frappé Haïti a causé plus de 300.000 morts, 500.000 blessés, plus d’un million de sans abri. La vulnérabilité de ce pays face aux catastrophes naturelles est due aux pays colonialistes et néocolonialistes et les institutions financières internationales, les corporations transnationales et les groupes nationaux de pouvoir économique et politique
Maintenant, la gigantesque entreprise Multinationale des semences Monsanto avec la complicité de l’agence de la Coopération au développement Nord Americain (USAID) prétend livrer un cadeau mortel à Haïti: 475 tonnes de semences de cette marque. Mais pour des raisons historiques, la méfiance de plusieurs haïtiens particulièrement les paysans et les paysannes aux intentions des coopérations transnationales et au gouvernement des Etats Unis est très forte. Les organisations paysannes s’opposent catégoriquement par la dépendance que provoquent les graines hybrides et génétiquement modifiées de Monsanto. Pour aider les paysans à continuer de défendre sa souveraineté alimentaire entrez à :

http://www.sauvonslaforet.org/
Lien vers la pétition: http://www.sauvonslaforet.org/protestaktion.php?id=596


et signez cette lettre de protestation adressée aux autorités haïtiennes.

S'il vous plaît, aidez nous à divulguer ce message. Déjà nous vous remercions, et vous envois une salutation fraternelle.

Iderle Brenus

Apoyo Tecnico de la VC Caribe



Communiqué de presse, Haïti - Les solidarités locales et internationales plus fortes que Monsanto ?


Les paysans haïtiens n’ont pas attendu le « don » de Monsanto pour reconstruire Haïti.


Les organisations paysannes, premier acteur solidaire en Haïti
Fortes du soutien de leurs partenaires internationaux, les organisations paysannes haïtiennes sont solidaires des sinistrés du séisme : « La plate-forme des organisations paysannes a acheté plus de 500 tonnes de semences que nous distribuons gratuitement, en priorité aux familles paysannes qui ont accueilli des déplacés du tremblement de terre. », affirme Chavannes Jean-Baptiste, responsable du Mouvement paysan Papaye (MPP) en Haïti.

Les semences locales existent en Haïti, et elles sont moins chères
Le MPP a acheté l’intégralité des semences dans le pays, sur les marchés de Mirebalais, Saint Marc, Gonaïves ou Plaine de Port-au-Prince ; preuve que les semences traditionnelles ne manquent pas en Haïti. Elles sont même moins chères que celles importées, comme l’explique David Millet, volontaire de l’ONG française Frères des Hommes auprès du MPP en Haïti : « Les semences de Monsanto sont près de 10 fois plus chères. Les 465 tonnes distribuées par Monsanto ont été évaluées à 4,5 millions de dollars alors que l’achat de 500 tonnes de semences locales n’a coûté que 750 000 dollars. »

Utiliser les semences locales, un bénéfice pour les populations, pas pour les multinationales
Les variétés locales sont reproductibles à l’infini, contrairement aux hybrides. Les distributions de semences locales permettent de lutter contre la faim sur du long terme, et pas simplement pour l’année en cours. « Dans le programme d’activité du MPP et Frères des Hommes, chaque famille qui a reçu des semences s’engage à remettre la même quantité de semences à une banque de semences communautaire une fois la récolte passée. Ces semences sont ensuite redistribuées aux familles les plus vulnérables l’année suivante. », explique Yves Altazin, directeur de l’ONG Frères des Hommes.

50 € suffisent pour construire un silo à semences
Les Haïtiens ne sont pas seuls. La solidarité locale en Haïti peut compter sur la solidarité internationale. Des milliers de Français s’engagent dans la durée et prolongent leur solidarité avec Frères des Hommes et le Mouvement paysan Papaye. Oui les Haïtiens peuvent reconstruire Haïti, restons mobilisés à leurs côtés ! Dès juillet 2010, Frères des Hommes et le MPP démarrent un programme de 3 années de développement agricole local en Haïti avec les populations déplacées du séisme. La Fondation de France a accordé son soutien et sa confiance en participant au financement de ces activités. Au programme : des silos pour stocker les semences, des citernes et du matériel de goutte-à-goutte pour l’irrigation des jardins maraîchers et le stockage de l’eau de pluie ; des banques de semences. Mais surtout, des formations pour les jeunes, sinistrés du séisme, afin qu’ils puissent travailler la terre et reconstruire Haïti.

Source : http://www.fdh.org/Les-solidarites-locales-et.html

mardi 13 juillet 2010