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lundi 18 août 2008

Nouvelles des collègues Faucheurs volontaires...

http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php?article4827

L'abeille noire réintègre le continent

Grand air et flore subtilement salée composent le cadre de vie de l'abeille noire bretonne. Sauvegardée depuis les années 80 sur l'île d'Ouessant, indemne de toute contamination, elle part à la reconquête de son territoire d'origine : le grand Ouest.

À l'écart de l'hécatombe, un village d'irréductibles hyménoptères résiste aux invasions. En dix ans, en France, le taux de mortalité hivernal des abeilles est passé de 3 ou 5 % à plus de 30 %. Ce qui signifie 300 000 à 400 000 ruches décimées chaque année. À quelques encablures des insecticides, pesticides neurotoxiques et virus du continent, l'île d'Ouessant, au large des côtes finistériennes, est le sanctuaire de l'abeille noire.

Un rucher-conservatoire

L'histoire débute en 1987. Confrontés à la venue imminente d'un prédateur de sinistre notoriété, le varroa(1) ou " vampire de l'abeille ", des apiculteurs décident de mettre hors d'atteinte l'écotype local, l'Apis mellifera mellifera, sur le seul isolat géographique possible : l'île d'Ouessant. Les abeilles heureuses élues proviennent des monts d'Arrée, des régions des Abers et de La Roche Maurice. Ses sauveurs s'organisent en formant une association : le rucher-conservatoire, et confortent, petit à petit, la qualité de l'abeille noire. " Il a fallu sélectionner, éliminer les colonies qui ne correspondaient pas aux critères stricts de l'écotype régional de l'abeille noire européenne " raconte Louis Colleoc président de l'association. Avec l'appui de scientifiques de l'Université de Bretagne occidentale, un protocole de mesures est établi afin de dresser une carte d'identité de la protégée. Durant quatre années, plusieurs centaines de souches sont testées, leurs mesures biométriques analysées. Depuis 1997, les colonies d'Ouessant, tenues à l'abri des hybridations dues aux importations d'abeilles étrangères, correspondent toutes aux critères de l'abeille noire locale. Fait unique en France, rare en Europe, le rucher ouessantin, " aussi sain que l'air du grand large ", est exempt de virus. " Une richesse pour l'apiculture de l'Ouest " selon la Fédération apicole Bretagne et Pays de Loire (FABPL). Car, sur le continent, c'est la débandade. Les abeilles se meurent. Pour remplacer les disparues, les apiculteurs avaient fait le choix d'acheter des reines étrangères. Un retour vers les abeilles autochtones est aujourd'hui sérieusement amorcé.

Essaimer dans le grand Ouest"

Les écotypes locaux ont de nouveau la faveur des apiculteurs professionnels lassés des importations de reines et abeilles peu adaptées à la flore et au climat de nos régions " souligne en effet Louis Colleoc, bien au fait de la question, puisque l'association - conservatoire est aussi station d'élevage, zone de fécondation privilégiée. " Nous sommes les seuls à avoir de la noire pure, pure car, compte tenu de l'isolat insulaire, l'abeille locale n'encourt aucun risque de mauvaise rencontre avec des mâles exogènes(2). " Etant données les pertes de cheptel dont souffrent les apiculteurs du continent, continent et, faute d'éleveurs spécialisés, se procurer des reines ou des essaims de qualité relève aujourd'hui de l'exploit. À tel point qu'il devient difficile, pour l'association, de répondre à la demande croissante d'essaims ! Elle concentre essentiellement ses efforts sur le berceau géographique de la noire : la Bretagne et les Pays de Loire. Les apiculteurs de Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire se sont ainsi approvisionnés l'an passé auprès de l'association. " Grâce au Conservatoire de l'île d'Ouessant, l'abeille noire bretonne devrait essaimer bientôt à nouveau dans le grand Ouest " sourit, non sans fierté, Louis Colleoc, bercé depuis l'enfance par des récits de chants de reines…Une demande de protection de l'abeille noire d'Ouessant a été présentée courant 2003 au ministère de l'Écologie et de la Vie durable. Missive restée à ce jour sans réponse.
CB

Contact :Association pour la conservation et le développement de l'abeille noire bretonne - Rucher - conservatoire, tél. : 02 98 73 20 35

Ruches dépeuplées : un problème de société

L'abeille serait le meilleur baromètre de notre écosystème. Or, l'abeille n'a pas bonne mine. L'emploi de semences enrobées de produits phytosanitaires comme le " Gaucho " (molécule imidaclopride) ou le " Régent TS " (molécule fipronil) en serait la cause. Contrairement aux insecticides traditionnels appliqués sur la plante, ces neurotoxiques migrent par la sève dans le végétal allant jusqu'à atteindre la fleur. Et intoxiquent la faune pollinisatrice. Le 25 février 2004, le gouvernement a suspendu la commercialisation et l'utilisation des produits contenant la molécule fipronil dont le Régent TS. Le 31 mars 2004, le Conseil d'État a demandé au ministère de l'Agriculture de reconsidérer l'autorisation de mise sur le marché délivrée à l'insecticide Gaucho sur le maïs. Mais apiculteurs et agriculteurs s'interrogent : que va-t-il advenir des stocks de semences enrobées prévus pour les semis de printemps ?

Témoin génant

Depuis l'apparition de nouvelles molécules insecticides, des milliards d'insectes pollinisateurs meurent chaque année. L'un d'entre eux, l'abeille domestique, est le témoin gênant de ce massacre de la chaîne biologique. Autour des apiculteurs se met en place un réseau d'énergies au niveau européen pour défendre la cause des abeilles.
Rens. : Film documentaire de Yves Elie et Renée Garaud, VB Films, avec la participation de Planète future et de France 3 Ouest, Octobre 2003.

Parc naturel régional d'Armorique

Le Parc naturel régional d'Armorique souhaite installer sur le site de Menez Meur un conservatoire des espèces autochtones du patrimoine biologique régional. L'abeille noire serait des leurs. À suivre...

D'île en île

Des apiculteurs réunionnais sont venus récemment sur Ouessant. Gérant également un écotype local et souhaitant éviter les importations de reines étrangères, ils voulaient connaître la méthode bretonne de conservation de l'abeille noire. Les apiculteurs bretons sont, à leur tour, conviés à observer l'espèce réunionnaise, en décembre 2004.Le conservatoire de l'abeille noire provençale, en élaboration sur l'île de Porquerolles, s'inspire aussi du modèle breton.

NOTE : (1) Le Varroa est un acarien parasite des abeilles.(2) L'excellence du rucher ouessantin a été saluée par Laurent Gauthier, ingénieur de recherche à l'Université de Montpellier, apiculteur, administrateur du laboratoire de pathologie comparée des invertébrés, lors d'une conférence sur les virus de l'abeille, le 13 mars dernier, au lycée agricole du Nivot (Finistère).

vendredi 4 juillet 2008

le pain d'dans l'temps...

chez Nicolas Supiot (réseau semences Paysannes) , paysan boulanger près de Rennes, généreux pour partager sa passion du Pain,

A Sainte Anne sur Brivet, dans le four à pain famillialJérémy, artiste boulanger
Les boulangers sont heureux, et les anciens du village aussi: ca fait plusieurs générations que le four n'avait pas servi pour y cuire du Pain...
Non au "pain" blanc à la levure chimique et aux farines pourries,
Oui au vrai Pain!!

























mardi 17 juin 2008

G8 d'Hokkaido, 07 au 09 juillet prochains...

Via Campesina
Appel à la mobilisation contre le G8 d'Hokkaido, Japon
Les gouvernements du G8 doit réparer le désastre qu'ils ont créé

Les représentants des 8 pays les plus riches du monde vont se rencontrer du 7 au 9 juillet prochain à Hokkaido au Japon. Ces gouvernements ont imposé des politiques qui constituent les principales causes de la crise alimentaire et agricole. Cette crise mondiale a commencé à apparaître dans les années 70 et maintient 852 millions de personnes en situation de pauvreté extrême, pour la plupart habitants de régions rurales. La récente flambée des prix alimentaires a propagé la crise dans les villes où la population ne peut plus acheter la nourriture suffisante à son alimentation. La crise climatique, provoquée par l’utilisation intensive de l’énergie fossile dans les pays industrialisés et la destruction massive des forêts par les entreprises multinationales, frappe particulièrement les pauvres dans les pays du Sud.

La réaction de l’OMC, de la Banque mondiale ainsi que des gouvernements du G8 est désastreuse : ils encouragent toujours plus les politiques qui sont à l’origine de la crise actuelle : plus de libéralisation, plus de soutien aux industries de fertilisants et de semences, une révolution verte en Afrique, plus d’aide alimentaire et une expansion rapide des agro-carburants. A cause principalement de l’attitude des pays du G8, aucune avancée n’a été faite lors de la Conférence de Haut Niveau organisée par la FAO et les entreprises multinationales n'ont pas été bloquées dans leur initiative désastreuse sur les agro-carburants.
Trop, c’est trop! Il est irresponsable que vous, institutions multilatérales, continuiez à détruire notre production alimentaire et à nous rendre dépendants d’une poignée de multinationales et de marchés internationaux qui ne sont ni capables, ni intéressés de nourrir le monde!

Nous devons arrêter l’emprise des multinationales sur les secteurs de l’agriculture et de la pêche. La réponse à la crise climatique et à la crise des prix alimentaires se trouve dans la production alimentaire des paysans et des petits producteurs fondée sur des ressources locales et pour la consommation domestique!
Nous voulons que le G8 prenne ses responsabilités et engagent les mesures nécessaires pour éviter un aggravement de cette crise potentiellement explosive :

- arrêt de la production des agro-carburants par les multinationales,

- arrêt de la libéralisation des marchés agricoles et de la pêche, fin des négociations de l’OMC, des Accords de Libre Echange (ALE) et des Accords de Partenariat Economique (APE),

- assez des échecs et des réparations à court terme. Une analyse approfondie de la crise est nécessaire. Il faut développer les politiques nationales et internationales qui protègent et renforcent la production alimentaire des paysans et des petits producteurs

Les gouvernements du G8 porte l’entière responsabilité de la crise alimentaire et climatique. Par leur pouvoir économique, ils contrôlent le système des Nations Unies (FAO, Programme Alimentaire Mondial, FIDA), l’OMC, la Banque mondiale, le FMI ainsi que les négociations des Accords de Libre Echange.
Les gouvernements du G8 doivent prendre les décisions qui mettront un terme à la crise. Ils devraient permettre aux autres pays de prendre les mesures nécessaires. A ce moment crucial de la crise, l’action du G8 est décisive pour le sort de millions de personnes dans le monde.

Le G8 doit prendre les décisions qui répareront le désastre qu’il a causé.
Mobilisez-vous, venez à Hokkaido!

La production agro-écologique des paysans et des petits producteurs pour les marchés domestiques est la meilleure réponse à la crise climatique et à la crise des prix alimentaires

L’heure de la souveraineté alimentaire a sonné !

Point sur la situation des zapatistes!

La situation des communautés zapatistes au Chiapas, en lutte depuis 1994pour réclamer non seulement la reconnaissance de leurs droits et de leurculture mais aussi la construction d’un système alternatif aucapitalisme et la répartition des richesses, est de plus en plus difficile. L'offensive actuelle (qu'elle soit paramilitaire avec une recrudescencetrès nette des agressions, ou « civile » avec une accélération dudéplacement des populations) est, aux dires de nombreux observateurs,"sans précédent depuis 1995". Cette féroce répression menée contre les communautés zapatistes et leurs autorités autonomes laisse augurer d’un avenir sombre. Dans une de ses dernières déclarations, le 16 décembre 2007, le sous-commandant Marcos déclarait : « Les signes annonciateurs de la guerre sont clairs. La guerre comme la peur a son odeur. Et aujourd’hui, on commence à respirer son odeur fétide sur nos terres ».Une course contre la montre est engagée par le gouvernement pour étouffer le mouvement zapatiste avant que les structures autonomes(systèmes de santé, d’éducation, de production …) mises en place depuis1994 et qui commencent à donner pleinement leurs fruits rendent de plus en plus difficile l’éradication des zapatistes et fassent tâche d’huile auprès d’autres mouvements au Mexique.

(cspcl)

mardi 10 juin 2008

Good Vibes from Santa Anna

sans commentaires

a bientot, au 27 - 28 juin, pour la fête au jardin, venez nombreux, tout le monde est bienvenu, pas de discrimination, à part envers les plantes hybrides F1 et ogm...